C’est selon moi, la fonction primaire de ce jeu de cartes.
Au café avec un vieil ami qui est de passage, autour du cercle lors d’un pique-nique, ou encore sur le balcon en marge d’une soirée qui bat son plein, le Tarot s’intègre comme un moment de connexion.
C’est seulement avec l’intention de divertir que j’excelle dans mes lectures:
Parfois, je traite la scène comme un exercice d’improvisation, dans laquelle je dois spontanément former une histoire qui fait sens pour le public. D’autres fois, je me prends pour un détective symbolique, qui doit enquêter sur les motivations inconscientes de l’enquêté. Je collecte les indices en utilisant les Arcanes et je révèle, dans un grand monologue final, la pièce manquante de son drame inconscient.
Dans cet instant divertissant se trouve un intervalle pour y transmettre de l’utile, de la sagesse et surtout de l’aide. Et puis en face, l’intégration par le jeu est toujours plus efficace..
Et comme cerise sur le gâteau, l’occurence d’une synchronicité qui nous fige, l’espace d’un instant, sur la même longueur d’onde.
J’ai remarqué qu’il existe chez certains une sacralisation du Tarot, comme si c’était un outil à manier prudemment sous peine de déclencher une infortune occulte. Ils préfèrent renforcer les croyances et les rituels, plutôt que leur compréhension des symboles.
Peut-être aussi avec l’espoir qu’en rassemblant toutes les bonnes conditions, ils pourraient déclencher cette synchronicité. Mais la synchronicité est un accident, elle ne doit donc jamais être la quête.
Le Tarot reste avant tout un jeu de cartes.
Tony.