Né trop tôt pour explorer le cosmos, né trop tard pour explorer la terre, que nous reste-t-il?

Chaque époque a son défi, et il est de notre devoir d’inventer (ou de réinventer) les outils pour y répondre. Qu’avons-nous à notre disposition? Internet à grande échelle, un climat inédit de relative paix mondiale, une capacité scientifique inégalée?

Voilà beaucoup de possibilités. Alors quel pourrait être le défi de notre époque?

Selon le mythe de Babel, il fut un temps où l’humanité parlait d’une seule voix. Unie, elle voulut défier les cieux en érigeant une tour sans fin. Mais Dieu, voyant leur orgueil, fit éclater leur unité : les langues se brisèrent, les mots devinrent étrangers, et les bâtisseurs se dispersèrent, incapables de poursuivre l’ascension.

Beaucoup voient cette division comme une remise en question, un rappel des limites humaines.

Et si ce mythe servait à décrire un point de départ justifiant notre moteur de quête?

Désormais, ce serait à nous de jouer la pièce, de reconstruire les ponts et de nous reconnecter, mais cette fois-ci, pas dans l’orgueil, mais dans la compréhension que nous sommes une seule et même unité.

Quels sont les axes d’explorations existants?

À ma connaissance, je dirais un renforcement de la philosophia perennis, une redécouverte des sagesses ancestrales par la science et à terme, osons-le, un état collectif de conscience permettant une paix durable.

Avec le réseau Internet et la possibilité de communication à grande échelle, il est possible pour la première fois de croiser presque instantanément sources, symboles, religions et cultures.

Et le Tarot, avec ses multiples couches de sens, aiderait à la résolution du mythe de Babel. Un moyen de retrouver du sens commun dans la pluralité des symboles, au lieu de forcer une vérité unique.

Étudier le Tarot, c’est donc déjà être au front.

C’est s’engager comme explorateur de l’invisible. C’est progresser à travers les sentiers battus. C’est revenir en éclaireur, balbutiant des visions inconcevables, mais en étant certains de les avoir perçues.

C’est la plus grande prise de conscience que j’ai reçue en découvrant le Tarot.

Tony.